Pacific Drive

Pacific Drive, c’est typiquement le genre de jeu que je veux aimer. Un concept aussi original, une proposition aussi singulière dans le monde du rogue-like, ça donne envie d’y croire très fort. Un jeu où l’on survit à bord de sa bagnole, avec ce sentiment d’arpenter une zone mystérieuse qui semble vivante, où chaque run est une tentative de gratter un peu plus de réponses… sur le papier, j’étais conquis. Et pourtant, dans les faits, j’ai eu du mal à m’embarquer à fond dans ce trip. Dès les premières heures, on sent que le jeu a une vision claire, mais qu’il a un peu de mal à la faire digérer au joueur. Les mécaniques s’enchaînent de manière un peu rigide, pas toujours intuitives, avec un début franchement rude et parfois décourageant. On est plus souvent en train d’apprendre à bricoler ou gérer un inventaire qu’à explorer avec la curiosité que le jeu mérite. Et c’est dommage, parce que l’univers est vraiment intriguant. Mais ce qui m’a le plus freiné, c’est la physique du jeu. On sent qu’ils ont voulu faire de la conduite une expérience en soi et c’est audacieux, mais quand le moteur de jeu peine à suivre, que la bagnole part en vrille sans raison claire ou qu’un rocher te fait valser façon bug d’un open world mal patché… l’immersion en prend un coup. T’as beau avoir envie d’y croire, t’es rattrapé par la frustration de ne pas sentir ton véhicule entre tes mains. Ce qui est dommage pour un gros jeu avec plusieurs mécanique, mais ce qui est une sacré épine dans le pied d’un jeu ou le gameplay passe essentiellement par la voiture et la conduite! Et puis il y a cette dissonance de ton. Le jeu balance parfois des dialogues “rigolos”, des petites punchlines légères ou des persos qui essaient d’être fun… sauf que ça colle pas trop avec l’ambiance angoissante et oppressante que le titre veut instaurer. J’étais là pour me sentir pris au piège, pour flipper un peu, pas pour sourire mollement à une vanne de radio. Du coup, ça désamorce pas mal de tension, et ça empêche le jeu de vraiment choisir sa voie. C’est dommage, vraiment. Parce qu’il y a de très belles idées, que la DA est soignée, et que l’originalité du gameplay méritait d’être portée par une exécution un peu plus affûtée. J’ai envie d’encourager ce genre de titres, qui tentent de sortir des sentiers battus, mais ici, je suis resté sur ma faim. Un jeu curieux, avec du potentiel, mais un peu trop cassé et confus pour me happer comme il l’aurait dû.

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