Gantz/Minus est un roman dérivé de l’univers de Gantz, écrit par Hiroya Oku et Tomohito Ohsaki. Dès les premières pages, l’ouvrage ne parvient toutefois pas à capturer l’essence viscérale du manga original, tombant dans une redite qui peine à offrir une véritable plus-value. D’un côté, le manga Gantz reste un incontournable, apprécié pour son style visuel percutant et la frénésie de ces affrontements. En revanche, Gantz/Minus n’apporte guère plus que des informations supplémentaires sur l’univers sans jamais parvenir à captiver, comme s’il avait été conçu pour combler un vide commercial plus qu’artistique. On nous invite à découvrir une intrigue qui se perd dans sa propre futilité. L’histoire revient sur la période précédant les événements principaux, mais au lieu de répondre à des questions cruciales ou d’enrichir la complexité des personnages, le roman semble se complaire dans des détails anecdotiques, qui finissent par alourdir la lecture plus qu’ils ne la rendent captivante. Pour les lecteurs les plus exigeants, cette œuvre se rapproche d’un simple fan-service destiné aux inconditionnels de Gantz, mais même eux, comme je le suis, risquent d’en ressortir frustrés par le manque de substance narrative. On peut saluer l’effort de fournir un contexte supplémentaire à l’univers de Gantz. C’était quelque chose de risquer et c’était difficile pour Gantz/Minus de se hisser à la hauteur du matériau original. Cependant il est logique d’espérer une exploration plus poussée des thématiques, des réponses aux questions de l’univers et une narration plus impactante, mais le roman peine à installer un réel suspense ou à évoquer l’urgence et la tension si caractéristiques de l’univers d’Oku. En somme, l’intrigue semble fade, linéaire, sans le mordant qui fait de Gantz une œuvre si marquante dans le monde des mangas. Personnellement, en tant que fan de Gantz, je trouve que Gantz/Minus s’oublie rapidement, laissant l’impression d’un bonus qui nous fait perdre du temps, tous en étant simplement un complément dispensable. Malgré la promesse d’une plongée dans un univers déjà bien établi, l’ouvrage n’apporte rien de fondamentalement innovant, et pour beaucoup, cela renforce l’idée qu’il s’agit davantage d’une tentative de prolonger artificiellement la franchise que d’un réel ajout artistique. Ainsi, en recommandant Gantz/Minus, il est difficile de le faire sans prévenir : mieux vaut s’armer de patience et d’une passion pour l’univers originel. Pour les autres, la lecture de ce roman reste optionnelle, voire dispensable, un simple clin d’œil à l’œuvre magistrale qu’est Gantz, sans jamais en atteindre ni l’intensité ni la profondeur philosophique.
Gantz/Minus
