Je suis un grand amateur de plateformers 3D, surtout ceux qui assument à fond leur inspiration N64. La direction artistique un peu floue, les animations légèrement rigides, les musiques à la Rare – j’adore ce genre de vibe nostalgique quand c’est bien fait. Et franchement, Cavern of Dreams coche toutes ces cases… mais seulement en surface. On sent une vraie volonté de rendre hommage à cette époque dorée, avec un univers enfantin, un héros mignon, et des environnements colorés. Il y a un petit charme à l’ancienne qui fait mouche dès les premières minutes. J’étais à fond, prêt à embarquer pour une aventure aussi barrée qu’attachante. Mais très vite, une fois passé l’effet revival, j’ai commencé à voir les limites. Et elles sont nombreuses. Déjà, la durée de vie. Moins de 3 heures pour finir le jeu, et à peine plus pour le 100%. Pour un jeu de ce genre, c’est vraiment mince. Surtout que ces heures-là ne sont pas forcément les plus marquantes. Le level design est plat, les zones se ressemblent pas mal, et la variété de gameplay, pourtant promise par les trailers, se résume à quelques mécaniques recyclées. On est loin d’un Banjo-Kazooie ou même d’un A Hat in Time qui arrive à constamment relancer l’intérêt. (et forcément à des années lumières de Mario 64 oui) Il y a quelques idées sympas, des petits secrets bien planqués, et une ambiance qui ne se prend pas trop au sérieux, mais ça ne suffit pas à faire tenir la sauce. On passe d’un niveau à l’autre en ramassant des collectibles pas très inspirés, dans des environnements souvent vides ou génériques. Et une fois la boucle bouclée, il ne reste pas grand-chose. Aucun moment fort, aucune mécanique marquante, juste une petite virée rétro sympa, mais oubliable. Alors oui, il remplit son contrat en tant que plateformer hommage N64. Mais il le fait sans ambition. Et dans un genre qui s’est beaucoup renouvelé ces dernières années, il faut un peu plus que du clin d’œil pour marquer les esprits. Une expérience douce, courte, parfois agréable… mais qui aurait pu aller tellement plus loin. Il veut être un travail respectueux d’une période. Il le fait sur la forme mais pas sur le fond. Sortie pendant la N64, on l’aurait tous oublié.
Cavern of Dreams
