C’est une drôle de sensation de revenir sur Final Fantasy XII via The Zodiac Age. À l’époque, je l’avais poncé, mais toujours avec cette impression étrange d’aimer un jeu bancal. Un jeu ambitieux, oui, mais aussi plombé par pas mal de maladresses. Et en redécouvrant cette version remasterisée, j’ai eu l’impression de voir ce qu’aurait pu, ou dû, être le jeu à sa sortie. Plus rapide, plus clair, plus flexible. Bref, plus digeste. La première chose à saluer, c’est évidemment le système de jobs repensé. Fini le gigantesque tableau de permis complètement flou, place à une gestion plus resserrée et plus stratégique des rôles. On peut enfin spécialiser ses personnages, sentir des identités se dessiner, et surtout ne pas passer trois heures à se demander si on fait une erreur irréversible. C’est un vrai soulagement pour ceux qui, comme moi, n’ont jamais trouvé le système de base très sexy à manipuler. Le mode accéléré est aussi un vrai cadeau, voir mêmeun don du ciel! À l’époque, on passait notre vie à courir dans ces couloirs déserts en espérant trouver un mob ou un coffre un peu intéressant. Je me rappelle d’ailleurs avoir développé ma manie d’écouter un podcast et/ou livre audio sur un RPG à cause de FF XII! Aujourd’hui, deux clics et hop, ça avance. On profite mieux de la structure MMO du jeu, sans subir sa lenteur. Et c’est là que la magie opère, on redécouvre un titre à l’univers toujours aussi impressionnant, mais qui respire mieux, qui ne se noie plus dans ses lourdeurs d’antan. Mais The Zodiac Age ne fait pas de miracle non plus. Le jeu reste marqué par son époque. Le scénario a toujours cette distance un peu froide, un peu politique, qui peut fasciner comme elle peut laisser de marbre. Le casting, bien que techniquement impeccable, manque un peu de relief émotionnel. C’est élégant, c’est sobre, mais pas toujours très attachant. Vaan, on ne l’aime toujours pas, hein. Comme pour ça pote d’enfance au charadesign de PNJ oubliable… On l’accepte, mais on les regarde un peu comme ces cousins qu’on n’a pas choisi. Outre le remake, on y retrouve ce système de Gambit, qui avait fait débat à l’époque et que j’aimais beaucoup. C’est très original, il y a une logique proche du code qui est très bien amené et très simple d’utilisation. Certes, le peu d’option du début, nous offre peut de façon d’expérimenter, mais proche de la fin du jeu, on commence à avoir des programmations très intéressantes et l’expérimentation devient très vite agréable. En somme, cette version remasterisée a su me réconcilier avec un jeu que je respectais plus que je n’aimais vraiment. C’est devenu un vrai plaisir d’y rejouer, de redécouvrir ce monde, ces musiques somptueuses, et ce système de gambits toujours aussi malin. Il fallait le dépoussiérer, et ils l’ont fait avec intelligence. Alors non, ce n’est toujours pas un FF qui me bouleverse, mais c’est un FF que je peux enfin apprécier sans forcer.
Final Fantasy XII: The Zodiac Age
