J’ai pu lire des absurdités au tour de ce jeu… Alors comme ça, ce serait un doigt levé à l’industrie du jeu vidéo, car un vieux père aigris aide son fils à parcourir des terres enchantés, comme un trentenaire ou quarantenaire parcourant aujourd’hui le monde du jeu vidéo? NON! Non bon sang et mille fois non! Voilà un titre que l’on érige comme une révolution, une lettre d’amour à l’industrie du jeu vidéo, un prétendu chef-d’œuvre qui aurait su allier narration profonde et gameplay riche. Mais pour moi, cette prétention se heurte rapidement à une réalité bien différente : un jeu terriblement générique et répétitif, qui ne réinvente absolument rien et repose essentiellement sur des bases solides mais éculées. Dès le départ, je dois reconnaître que God of War en met plein la vue. C’est techniquement impeccable, visuellement sublime, avec des décors nordiques qui regorgent de détails et une caméra qui s’accroche au dos de Kratos sans la moindre coupure. Pourtant, cet exploit technique masque un fond bien plus creux. Ce n’est pas parce que c’est beau que c’est captivant. Passée la première impression, l’ennui s’installe rapidement. Les combats, qui devraient être au cœur de l’expérience, m’ont laissé un goût de déjà-vu. On alterne entre les attaques à la hache avec R1 et R2, quelques esquives, et de temps à autre un tir de flèche d’Atreus. Cela semble dynamique sur le papier, mais à mesure que les affrontements se répètent, je n’y ai trouvé ni surprise ni réel plaisir. Les ennemis manquent de variété, et chaque nouvelle zone semble nous jeter dans des combats identiques aux précédents, juste avec une légère montée en difficulté. On a beau me parler de stratégie ou de fluidité dans les affrontements, tout cela s’efface face à une lassitude qui, pour moi, s’installe trop rapidement. Avant celui-ci, je le confesse, je n’ai jamais aimé les beat em all et d’ailleurs les god of war me sont toujours tombé des mains autour de deux heures de jeux. Celui-ci m’aura duré 5 heures et comme d’habitude, je tente de le relancer, parce qu’il est jolie. Puis je roule sur un affrontement avec plusieurs types d’ennemies pas intéressant, je que pense déjà avoir à répéter une vingtaine de fois dans mon aventure, accompagné de cette relation père fils, qui semble être la seule cartouche scénaristique de chez Sony… Le genre de plat réchauffé que tu aurais pu éviter en très peu d’efforts supplémentaires. Je vois en ce jeu seulement le digne représentant de ce qui me fait détester le jeu vidéo, un jolie jeu, mais terriblement pauvre dans le gameplay. Je m’en excuse par avance, car, on pourrait aussi me dire que les jeux de plateforme et de RPG que j’ai tant aimé sont aussi terriblement répétitif à la longue. Je n’aime pas le genre et les derniers jeux spider-man me sont tombés dans mes en moins de 5h pour les mêmes raisons, alors je ne suis certainement pas le mieux placer pour m’exprimer sur le sujet. Cependant, je suis quand même en droit d’attendre quelque chose de plus 6 ans après la sortie du titre qui a été l’un des jeux de son année. Je ne me voyait pas taper avec R1 et R2, en alternant quelques esquives et tire de haches & flèches pendant 20 heures ou plus, pour me rendre compte que le papa va s’adoucir et le petit va devenir un homme… Non, c’est trop pour moi, je n’y trouve rien d’amusant et en lisant les critiques dithyrambiques du titre, je comprend à quel point ce n’est pas pour moi. Lors de l’ère précédente, on a eu droit à 3 titres Tomb raider, très porté action TPS générique et avec un poil d’originalité pour ne pas trop créé d’ennui. J’ai eu l’impression d’avoir un mod de ces Tomb raider, en jouant Kratos. Je n’ai pas trouvé ici le doigt levé à l’industrie du jeu vidéo que beaucoup semblent voir, juste un joli jeu qui manque cruellement de profondeur et d’audace. Bref, God of War n’est pas pour moi. Il restera pour beaucoup un chef-d’œuvre, mais pour moi, c’est simplement un exemple frappant des limites du « cinéma interactif » tel qu’il est conçu aujourd’hui.
God of War
