Kingdom Hearts 358/2 Days

Aaaah, Kingdom Hearts 358/2 Days… Celui-là, je l’avais adoré à l’époque et je le redis aujourd’hui sans hésiter, c’est un des grands oubliés de la licence, mais aussi l’un de ses titres les plus touchants et les plus complets. C’est triste qu’il soit coincé sur DS, avec tous les défauts techniques que ça implique… Cette caméra ingérable, ces graphismes un peu crades, cette jouabilité parfois raide. Car derrière ça, y’avait un vrai, vrai bon jeu. Parce qu’on ne va pas se mentir .. La DS n’était pas la console la plus adaptée pour un action-RPG aussi nerveux, encore moins pour une licence qui repose beaucoup sur la mise en scène. Et pourtant, 358/2 Days s’en sortait avec les honneurs. Il compensait ses limites techniques par une vraie richesse de contenu. Je me souviens encore de cette boucle de gameplay où chaque mission comptait, où chaque sortie dans un monde avait un objectif précis, un petit bout de lore, une amélioration… Et puis cette progression bien foutue, presque addictive, avec ce système de panneaux façon inventaire de Tetris qui permettait de tout moduler… Compétences, magie, armes… C’était inventif, c’était malin, c’était fun. Lorsque je pense à la licence Kingdom Hearts je pense d’ailleurs à ce système de progression. On est confronté à un action RPG, qui ose une personnalisation poussé et surtout un système original! J’avais été très séduit par ça! Mais c’est surtout sur l’histoire que le jeu m’a retourné. Là où beaucoup d’épisodes de Kingdom Hearts peuvent sembler partir dans tous les sens, 358/2 Days avait cette force de se concentrer sur un noyau restreint de personnages. Roxas, Axel, Xion. Ce trio, il m’a vraiment marqué. Et même si on connaissait déjà plus ou moins l’issue de l’histoire (surtout si on avait joué à KH2 avant. Ce qui n’étais pas mon cas à l’époque) c’était bouleversant de la vivre de l’intérieur. De voir le lien se tisser, de sentir que quelque chose n’allait pas, de subir, peu à peu, la tragédie annoncée. Xion, d’ailleurs. Ce personnage, longtemps considéré comme secondaire ou dispensable, est devenu pour moi l’un des plus émouvants de toute la saga. Sa trajectoire, son identité floue, son besoin d’exister… J’y repense encore avec un pincement au cœur. Le jeu prenait le temps de raconter ça. Sans précipiter. Sans gimmick. Juste avec des petits moments. Des glaces au coucher du soleil. Des regards. Des silences. Alors oui, c’est pas le plus spectaculaire de la série. Oui, techniquement, il accuse sévèrement son âge. Et oui, c’est probablement pour ça qu’il a été réduit à un film dans les collections HD (et quel gâchis…). Mais 358/2 Days, c’était un vrai jeu. Avec du cœur, de l’inventivité, de la mélancolie. Un titre qui, malgré toutes ses imperfections, m’a offert une aventure marquante, différente, et profondément touchante. Je sais que refaire ce jeu aujourd’hui, ça coûterait cher. Peut-être trop. Mais je continuerai d’espérer, parce qu’il le mérite. Parce que cette histoire, ces mécaniques, ce trio… ils méritent mieux que d’être oubliés.

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