J’avais beaucoup d’espoir pour The Legend of Zelda: Tears of the Kingdom, surtout après l’immense coup de cœur qu’avait été Breath of the Wild. Mais voilà, autant dire que la magie n’a pas opéré de la même manière cette fois-ci. Très vite, le jeu a commencé à perdre son éclat, et je me suis retrouvé à traîner des pieds, presque malgré moi, jusqu’au point où il a littéralement fini par me tomber des mains juste avant la fin. Le problème principal, c’est que le jeu souffre d’un manque cruel de renouveau. On a l’impression de retrouver les mêmes mécaniques, les mêmes environnements, les mêmes recettes, mais sans cette étincelle de nouveauté qui faisait de Breath of the Wild une révolution. Ceci dit attention! Je ne dis certainement pas que c’est comme si Nintendo avait tenté de capitaliser sur son succès précédent, sans vraiment oser prendre des risques ni proposer une véritable évolution. Bien au contraire! Il y a eu de belles tentatives d’innovations et même si ma déception est grande, je ne peux pas dire que nous sommes face à un mauvais jeu. C’est plaisant au début, surtout pour ceux qui aiment retrouver une certaine familiarité, c’est juste que pour moi, très vite, la répétitivité a fini par s’installer. L’histoire, bien qu’intéressante sur certains points, peine à captiver sur le long terme. Elle manque de profondeur et de moments marquants, ce qui fait que je ne me suis jamais senti véritablement investi dans l’aventure. Chose très curieuse, car le jeu précédent été très avars en dialogue et pourtant il avait pas mal à raconter. Le scénario m’a endormit et c’est voulu trop verbeux, sans en raconter plus que ne racontait déjà Breath of the wild. Ce n’est pas non plus l’histoire qui viendrait entacher mon appréciation du titre, cependant, ce défaut est drôlement lié à un autre… Il y a un sentiment de déjà-vu constant, un peu comme si je parcourais à nouveau un terrain déjà exploré, sans surprises ni véritables enjeux émotionnels. Car même si trois grosses îles flottantes et un sous sol cruellement vide, ont été rajouté, nous sommes au final sur le même terrain de jeu. Heureux de voir que les villes se sont étoffés et que des personnages secondaires ont eu quelques aventures. Mais j’ai eu la désagréable impression d’être devant un DLC, ou un Breath the wild 1.5… J’ai eu du mal à m’impliqué plus que ça dans le retours de ces environnements. Les énigmes et les sanctuaires, qui étaient des éléments clés dans Breath of the Wild, manquent ici de la fraîcheur qui rendait chaque découverte excitante. Bien sûr, on retrouve toujours cette exploration en monde ouvert, mais elle perd rapidement de son attrait. Au lieu de se renouveler, le jeu semble s’enfermer dans une boucle qui devient vite lassante. C’est d’autant plus frustrant que les bases sont excellentes, avec les ajouts de gameplay, on a quelques énigmes sur la physiques qui sont assez amusante. Mais après avoir crée deux ou trois système de tyroliennes, planés et roulé sur des petits robots… J’ai fini par me dire que je ne voulais pas être devant un bac à sable, mais devant un Zelda. Fort heureusement l’aventure est arrivé à me tenir un peu éveillé et j’ai passer de bons moments. La découverte du monde des profondeurs, bien que vide, m’a donné quelques sueurs froides et a un potentiel horrifiques très intéressant. J’aurai voulu y découvrir plus de créatures uniques et autres dangers, mais les premiers instants m’ont quand même bien fait peur et je préfère en retenir cette ambiance, comme une promesse agréable. La première fois que je suis tombé sur la « flaque de main » j’ai aussi eu un bel effroi et c’est pourquoi je garde quand même quelques bons souvenir de ce Zelda. Il n’était pas la suite que j’attendais, mais l’effort est bel et bien présent et j’aimerai le saluer. L’horizontalité été à l’honneur dans le jeu précédent et c’était une leçon de création de monde ouvert et je trouve qu’ici, nous avons aussi une excellente proposition sur la verticalité. Les pouvoirs qui nous permettent de traverser les plafonds et les véhicules nous offre cette envi d’aller voir là bas, puis encore plus loin et c’est aussi une chose que j’ai eu le plaisir de revoir ici. J’aime le Nintendo qui expérimente et qui laisse les joueurs/euses s’amuser en construisant. Cependant ce n’est pas se que j’attendais d’un Zelda. Là où je pouvais reprocher à un Breath of the Wild il légère dissonance ludo-narative, avec son contexte un peu pressant et notre potentiel à explorer calmement. Ici, l’écart se creuse 10 fois plus, en incarnant un Link qui peut jouer aux Lego pendant que son monde se meurt et que d’étranges artéfacts astraux se mettent à planer et changer dangereusement son paysage. Pardon de le dire, mais j’ai trouvé ça très con et au final, je n’ai que trop peu voulu expérimenter, car le peu que j’ai fait m’on quand même amener face au dernier boss, sans trop de soucis. Graphiquement, le jeu reste magnifique, mais encore une fois, on reste trop proche de ce que Breath of the Wild proposait déjà. J’aurais aimé voir une vraie évolution, que ce soit dans le design des environnements ou dans les interactions avec le monde. À la longue, même les panoramas les plus spectaculaires finissent par ne plus surprendre. Ce n’est pas les petites écritures mystiques qui virevoltes qui ont suffit à me surprendre. Deux nouveaux mondes se sont retrouvés face à nous et je n’ai pas eu assez ce sentiment de nouveauté. C’est dommage, car Tears of the Kingdom avait tout pour réussir. Mais au final, je ne peux m’empêcher de ressentir une certaine déception. Le jeu reste agréable, bien sûr, mais il manque ce petit quelque chose qui m’aurait poussé à le finir et de découvrir beaucoup plus, avec le même enthousiasme que son prédécesseur. C’est un titre qui s’épuise sur la longueur, comme une promesse qui ne tient pas vraiment la distance. Il souffre certainement de la comparaison avec le premier jeu, car celui-ci m’avait littéralement éblouit à l’époque. Alors me servir un gros DLC 6 ans après… Je me sens un peu floué. La suite de mes rêves auraient pour nous faire explorer des époques très anciennes, ou plus éloigné, justifiant un gros changement de l’environnement. On aurait pu étoffer le bestiaire et avoir droit à quelque chose d’un peu plus horrifique. Dommage.
The Legend of Zelda: Tears of the Kingdom
