Victory Heat Rally

Polish mais manque de contenu

Il y a peu, je suis tombé amoureux d’un jeu indépendant reprenant les codes des plateformes 3D en les détournant d’une manière si inventive que je n’ai pu que m’incliner. Ce jeu, c’était Yellow Taxi Goes Vroom, et les génies derrière ce titre nous avaient déjà gratifiés de ce qui semblait être un jeu de course à la direction artistique s’inspirant des jeux d’arcade des années 90.

Il n’en fallait pas plus pour piquer ma curiosité et me donner envie de soutenir des indépendants capables de coups de maître.

Dès les premiers instants sur ce titre, j’ai été accueilli de manière assez positive, car on est face à un gameplay facile à prendre en main, tout en offrant une certaine profondeur une fois maîtrisée. Les mécaniques de drift et de boost sont satisfaisantes et rapides, et renforcent l’impression de vitesse très particulière que l’on pouvait ressentir dans ces vieux jeux d’arcade.

J’ai pris beaucoup de plaisir à apprécier la fluidité des contrôles et des sensations de pilotage, très agréables, le tout couplé à un graphisme en pixel art très charmant, expressif et dynamique, saupoudré d’une bande-son rythmée qui s’accorde bien avec le gameplay. C’est un très bon mélange qui m’a assez séduit.

Cependant, il m’est quand même assez vite tombé des mains, car le gameplay, relativement simple, voire limité, peut rendre l’expérience assez répétitive en soi, et on le ressent dès les cinq premiers niveaux. Je ne suis d’ailleurs même pas allé jusqu’à la fin du mode championnat, puisque le manque de contenu et d’objectifs sur le long terme m’ont paru bien trop ennuyeux.

Et c’est dommage, parce qu’avec un gameplay pareil, on aurait voulu être amené à tester les limites du jeu, à essayer de s’entraîner un peu plus… Mais ce que le jeu propose en termes de contenu est bien trop limité.

J’ai pu constater que certains parlent de pics de difficulté concernant les joueurs contrôlés par l’ordinateur, mais tout cela n’est qu’illusion, puisque, au final, on n’a même pas vraiment l’impression de faire une course avec autre chose que de petits bouts de pixels dans un coin de l’écran, pendant que l’on se concentre simplement sur nos virages.

À avoir voulu réduire les contrôles à leur plus simple expression, je n’ai vraiment eu l’impression que de jouer à un jeu qui me demande uniquement de faire attention aux virages, ce qui est tristement vide.

Ce qui est vraiment dommage, puisque les sensations de vitesse et le plaisir de jeu sont immédiats, et que l’ambiance générale est très fun. Mais je n’ai vraiment pas envie d’y retourner, au vu du manque d’intérêt que j’ai à parcourir ces tout petits circuits.

Oui, c’est rigolo d’avoir une mécanique de drift pour booster le véhicule et rendre les tours bien plus rapides, comme si Mario Kart avait rencontré Wipeout… Mais ce n’est pas suffisant pour maintenir l’intérêt des joueurs.

Cependant, je leur accorde bien volontiers mon soutien, puisque le polish en termes de gameplay et de sensations de jeu est totalement au rendez-vous, certainement l’une des meilleures choses que l’on puisse constater dans un jeu vidéo. Car, en tant que consommateur, on ne se sent vraiment pas pris pour des cons. (et ils vont le prouver sur le prochain jeu)

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