Les Gardiens de la galaxie Vol. 2

Un retour qui surprend moins, mais qui frappe plus fort émotionnellement. Le premier Gardiens de la Galaxie avait été pour moi une révélation, presque une adoption immédiate! Enfin un space opera qui me parle, qui me divertit sans me perdre dans des mythologies trop sérieuses. Pour le deuxième, j’avais peur. Peur que Marvel refasse ce qu’ils savent faire de pire… à savoir, recycler la formule, pousser les blagues plus loin, et nous balancer un produit calibré. Et en un sens… c’est exactement ce qu’ils ont fait. Mais pas que. Car si le volume 2 est un peu plus bruyant, plus clinquant, plus saturé de gags forcés (Drax, réduit à un running gag permanent), il est aussi beaucoup plus intime, plus personnel. James Gunn s’autorise à parler de familles brisées, d’abandons, de faux pères et de vrais liens. On rit, oui, mais on pleure aussi. On n’attendait pas d’un Marvel qu’il ose autant de tendresse et d’émotion dans un blockbuster cosmique. J’ai franchement été pris à contre pied et ça a été très agréable! Visuellement, c’est encore une claque. Plus coloré, plus psychédélique, parfois même à la limite du kitsch, mais avec une vraie patte, presque baroque. On retrouve cette sensation de découverte que j’avais déjà eue avec le premier, même si l’effet de surprise n’est plus là. Les décors, l’imagerie cosmique, Ego la planète vivante… Tout ça sent la démesure, c’est assumée et pour le plus grand plaisir des yeux. Un sacré appel à l’aventure spaciale en sommes. Là où le film m’a vraiment pris, c’est dans son cœur émotionnel, via Yondu. Il explose ici dans une trajectoire tragique et héroïque. Sa relation avec Rocket et surtout avec Peter donne au film un poids que je n’attendais pas. Et puis cette fin, sur fond de musique, hommage aux ravageurs, où tout le cynisme du Marvel Cinematic Universe semble soudain s’effacer pour laisser place à une vraie sincérité. Alors oui, les défauts sont là et mon moi aussi, bien fait chier… trop de blagues qui cassent parfois le rythme, un méchant (Ego) intéressant mais finalement assez attendu, et une intrigue centrale qui repose encore une fois sur un papa démesuré et une planète à sauver. Mais le film garde quand même une âme à mes yeux et c’est assez rare pour être souligné. Donc oui, c’est moins parfait sur le plan du rythme et de l’écriture, mais plus fort sur le plan du cœur. Le premier m’avait ébloui par sa fraîcheur, le deuxième m’a touché par sa sincérité. à mon sens ça reste un sacré exploit.

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